Ma méthodo
Pour la beauté du code
Écrire du code c’est bien, mais à l'ère de l'IA, qu’il puisse traverser les années, c’est mieux. Un code propre et structuré, c’est faciliter la maintenance et la transmission d’un projet. Grâce à des outils comme Eslint, Stylelint et Prettier, je peux maintenir une cohérence dans le code via un ensemble de règles pour vérifier, ordonner et uniformiser ce que j’écris.
Structurer le Front-end
Côté Front, je suis adepte de l’Atomic Design. Cette architecture permet de séparer le site en composants réutilisables, assemblés ensemble pour faciliter le développement, la maintenance et les mises à jour futures.
Pour ce qui est des gros projets NodeJS, TypeScript est un indispensable. Cet outil facilite la compréhension et la validation du code pour prévenir d’éventuelles erreurs de typage ou de structures de données. Il en est de même pour Vitest afin de réaliser des tests unitaires et valider le bon comportement de mes composants.
Back-end et déploiement
Côté déploiement, je privilégie des outils comme GitHub Actions afin d’automatiser les processus de build et de déploiement, ce qui permet de gagner du temps et d’éviter les erreurs humaines. Avec le PHP, j'utilise l'architecture de microservices lorsque j'ai besoin de développer des fonctionnalités supplémentaires sur Kirby ou WordPress.
Un site qui ne brûle pas l’environnement
Avec une urgence climatique toujours plus pressante, chaque personne doit faire sa part dans la transition de notre mode de vie. Les industries ne dérogent pas à la règle. En 2024, le numérique représentait environ 4,4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (source ADEME ). Ce chiffre est en constante augmentation. En tant que développeur, je suis conscient que mon travail a un impact direct sur le réchauffement climatique et les bouleversements de la biodiversité.
Le poids moyen d’un site web est passé de 500ko en moyenne en 2010, à 2,5Mo de moyenne aujourd’hui (source HTTP Archive ). Entre l'augmentation du nombre de médias, l'ajout de toujours plus de JavaScript et de scripts tiers (A/B testing, widgets, analytique) ont grandement participé à cette inflation. Tous ces choix entraînent un besoin croissant de stockage pour héberger les sites, de bande passante pour faire transiter l’information et d'équipements toujours plus sophistiqués pour pouvoir les afficher. Ces renouvellements et ces augmentations de puissances demandent un grand besoin d’eau, de terres rares et d’énergie.
Un régime minceur pour le web
Mon rôle en tant que développeur est d’encourager une sobriété numérique dans la conception des sites internet que ce soit par le code, le design ou le contenu. Chacun a un rôle dans la réduction des émissions de notre domaine.
Le code étant mon rayon d’action, j'ai, au fil des années, regroupé un ensemble de bonnes pratiques afin de réduire le poids de mes sites. Que ce soit la minification du code, le purge du CSS, ou encore la réduction de dépendances, l'optimisation des images au bon format et à la bonne taille. Tout est bon pour gagner quelques ko et réduire l’impact de mes sites. Je m’efforce aussi de ne pas utiliser systématiquement des frameworks, qui sont souvent très lourds, pour privilégier des solutions plus légères et adaptées à chaque projet.
0
Aussi rapide
qu’Usain Bolt
Avoir des sites qui soient esthétiques et bien codés c’est important, mais le nerf de la guerre reste la vitesse. De mauvaises performances peuvent pénaliser le site et réduire la visibilité du site sur les moteurs de recherche. Mais ce n’est pas qu’une histoire de référencement. Nous ne sommes pas tous égaux face au numérique. Il existe une disparité dans la puissance des terminaux des utilisateurs. Certains sites vont logiquement mieux tourner sur des appareils plus récents. J’estime qu’on ne peut pas proposer une mauvaise expérience, ou même bloquer l’accès à une partie du public, simplement parce qu’il n’a pas le dernier smartphone. Comme pour l’accessibilité, l’analyse du public cible permet de déterminer s’il y a un effort supplémentaire à fournir en termes de performance et de compatibilité.
Le bon outil pour le bon usage
Il m'est donc important de prêter attention aux outils que j’utilise lors de mes développements afin de réduire non seulement le nombre de dépendances à des outils tiers qui pourraient ne plus être maintenus et complexifier la maintenance future, mais aussi de minimiser le poids de mes sites. C’est aussi une raison pour laquelle je n’utilise pas systématiquement un framework comme Vue, React ou Angular. J’essaie d’apporter la meilleure réponse technologique en fonction du projet sans pour autant compromettre l’accessibilité pour le plus grand nombre.
Un web pour tous sans exception
L’inclusion est une valeur fondamentale pour moi. Je prône un web plus frugal, qui permette à chacun d’utiliser cet outil. Le web a été créé dans le but de partager ensemble à travers le monde. J’essaie donc de faciliter l'accès aux sites que je développe au plus grand nombre en mettant l'accent sur l’accessibilité. Personne ne devrait se sentir exclu en visitant un site web, car il ne peut pas l’utiliser. Sémantique, texte, compréhension, visuel, interactions. Tout est fait pour que les sites répondent au mieux au plus grand nombre de situations de handicap possible, dans le contexte du public cible.
Ne pas se limiter aux derniers équipements
L'accessibilité ne se limite pas aux personnes en situation de handicap, cela fait partie d’un plus grand ensemble, l'inclusivité. Cela inclut aussi les personnes avec une connexion plus faible ou un appareil plus ancien. Avoir le dernier smartphone n’est pas donné à tout le monde. C’est pourquoi l’éco-conception que je pousse dans mes projets est importante car elle permet de faciliter l’accès au web grâce à des sites plus rapides à charger et demandant moins de ressources, car plus légers. Cela permet à mon niveau de ne pas participer à l’obsolescence programmée de nos terminaux, ainsi qu’à la course à la puissance.